RSE

Cette année encore, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et ses corollaires sont plus que jamais au cœur d’une réflexion globale sur le rôle de chacun dans notre société et plus particulièrement celui des entreprises.

La globalisation des échanges et ses effets nous interrogent désormais sur la place que nous occupons face à des défis de taille que sont le changement climatique, l’inclusion et l’impact sociétal.

Toutes ces questions se posent aussi bien aux start-ups qu’aux multinationales. Les comportements ont changé, la demande des clients finaux sur les engagements des entreprises est dorénavant un élément incontournable, impliquant le besoin d’une offre différenciante.
 

Enjeux environnementaux

Parmi les sujets environnementaux et sociétaux, le changement climatique est de loin celui qui monopolise l’actualité au travers des médias et de la communication des entreprises. Le dérèglement climatique est désormais l’une des nombreuses données à intégrer dans la stratégie de toute entreprise. Outre le déficit d’image que peut engendrer un certain immobilisme, ses impacts peuvent représenter des coûts financiers et humains très importants.

Récemment, de grands noms de la finance mondial ont annoncé des mesures pour satisfaire à ces exigences, tel Blackrock, le leader mondial de la gestion d'actif, qui a rejoint le Climate Action 100 +, une organisation regroupant plus de 370 investisseurs qui veulent pousser le monde de la finance à agir pour l'environnement.

Au-delà des toutes stratégies commerciales, les catastrophes naturelles constituent l’un des risques climatiques à intégrer pour préparer au mieux les banques et compagnies d’assurances à ces défis pouvant mettre en péril leurs activités. En ce sens, l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) a l’intention de soumettre les établissements placés sous son autorité à des tests de résistance - des stress tests - afin de procéder à une première évaluation de la capacité des grandes banques françaises et des assureurs à supporter les risques climatiques.
 

Impact sociétal

En parallèle de ces initiatives, on ne compte plus les annonces d’institutions financières pour une meilleure intégration de critères sélectifs dans le choix de leurs investissements, notamment autour des problématiques liées à l’inclusion, la diversité, le bien être sur le lieu de travail ou encore la lutte contre la corruption.

Dans le même temps, ces éléments ne peuvent être pertinents que si les établissements financiers eux-mêmes se les appliquent dans leur gestion opérationnelle quotidienne. Il serait inopportun pour ces grands groupes de promouvoir des éléments sociétaux qui leur seraient étrangers auprès de leurs clients et collaborateurs.

Cette mise en cohérence exige une analyse de l’existant, un cadre précis pour appliquer une politique volontariste et réaliste. En effet, du côté des établissements financiers, les enjeux sont doubles. D’une part, attirer et fidéliser les clients, dans le cadre d’une stratégie de communication, partie prenante de la politique commerciale d’une marque, tout comme les collaborateurs et investisseurs. D’autre part, construire une meilleure gestion des risques inhérents à cette nouvelle donne afin d’adapter les processus existants et les rendre plus vertueux.
 

L’ensemble des secteurs contraints d’être impliqués

L’exigence grandit de la part des pouvoir publics, des ONG, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat mais également des investisseurs. En effet, la demande et l’offre pour les produits financiers verts et éthiques explose comme l’atteste l’observateur de la transformation durable Novethic dans son indicateur annuel des fonds relevant de la finance durable distribués en France. Ainsi, les encours ont presque doublé en un an, atteignant 278 Mds€ à la fin de l’année 2019, et le nombre de fonds durables a augmenté de près de 50%, avec 704 fonds.

Attention toutefois à ne pas embellir et verdir trop rapidement certains effets d’annonce. En effet, les gestionnaires d’actifs veulent combattre le « greenwashing » des entreprises en s’appuyant sur des critères objectifs permettant de distinguer les nombreuses nuances de vert.

Ce mouvement large et puissant tend à le devenir davantage. En effet, des secteurs et acteurs jusque-là réticents à s’impliquer se trouve contraints de s’adapter et d’accélérer leurs transformations sous peine d’être mis au ban par les autorités, les associations de défense de l’environnement et les clients finaux.

A l’instar du fameux slogan de la Sécurité Routière déployé il y a quelques années, nous sommes « Tous responsables ».
 

Evoluer, s’engager, communiquer

La nécessité d’évolution vers des modèles de création de valeur plus respectueux suppose la présence d’un écosystème complet et impliqué qui engage des acteurs du système financier jusqu’aux consommateurs finaux.

Ces nombreuses transformations exigent un accompagnement spécifique dans l’élaboration, la mise en œuvre d’une stratégie ainsi que l’inclusion de chacun des acteurs de la chaine de valeur. Cet appui par des équipes dotées d’une réelle expertise permettra d’atteindre les objectifs ambitieux d’une politique RSE efficace et concrète.

Maximilien Billion
Maximilien BILLION
Manager, TNP